L’Amnesty International et la colère de l’opposition russe

Alexeï Navalny a perdu son titre de prisonnier d’opinion à cause de la faiblesse de l’Amnesty, est-ce une vérité ? Quelles sont les preuves d’une telle accusation à l’égard de cette organisation ? Et même si c’était le cas, l’opposition se devrait-il se révolter ? Une lecture continue de cette rubrique vous apportera satisfaction.

Le procès d’Alexeï Navalny

Après avoir annoncé qu’Alexeï Navalny n’est plus considéré en tant que prisonnier d’opinion, l’organisation de défense des droits de l’homme a été accusée par l’opposition russe d’avoir accédé aux pressions du Kremlin. Très déçu par un tel acte, le directeur du fonds de la lutte la corruption d’Alexeï publie sur son compte Twitter les propos suivants « une procédure absolument honteuse ». À peine considéré un mois comme un prisonnier d’opinion, et libéré à la fin du mois de février, l’Amnesty International, par le biais d’un journaliste américain a ordonné que ce dernier ne soit plus traité de cette manière à cause des récentes informations. Outre cela, l’organisation a fait un recours aux anciens propos de l’opposant de Kremlin pour montrer que son objectif était de prôner la violence. Nul doute, ces propos étaient ceux qu’Alexeï a évoqués au sujet de la xénophobie au cours des années 2000. Toutefois, si l’organisation prétend n’avoir pas reçu de pression extérieure, le porte-parole de ladite organisation de Moscou a pressenti une campagne coordonnée dont l’objectif était de discréditer Alexeï.

Amnesty face aux farces

Une annonce concernant la libération de Navalny l’été passé à suscité toute une polémique. Afin de soutenir l’opposant, Ruslan Chaveddinov fait une publication sur les réseaux sociaux de l’activiste montrant que l’Amnesty est à la base de cette qualification. Cependant, il est possible que le retrait se fasse sous la demande de la Simonian collective. En réalité, la cible de Ruslan dans la Simonian n’était rien d’autre que Margarita Simonian qui a pu se délecter du retrait du titre qui a été attribué à Alexeï après la publication d’une série de messages venant d’une de ses collaboratrices. Mais la question de la libération d’Alexeï a changé de tournure le 25 février quand la secrétaire générale dans l’un de ses écrits à Léonid Volkov affirmait : ≪ je suis reconnaissante de la discussion que nous venons d’avoir, et heureuse que nous soyons unis dans notre désir de voir Navalny libéré immédiatement. » Néanmoins, la réponse que lui sert ce dernier laisse à dire que les propos de la secrétaire ne sont pas si vrais ou peut-être, ils se sont fait piéger.